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 Chapitre 5 : Que se passe-t’il dans vos pensées..(Part II)

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FABISSI
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MessageSujet: Chapitre 5 : Que se passe-t’il dans vos pensées..(Part II)   Chapitre 5 : Que se passe-t’il dans vos pensées..(Part II) EmptyDim 19 Fév - 0:42

Chapitre 5. La psychologie de l’agoraphobie -
Ou « Que se passe-t’il dans vos pensées et que ressentez-vous "?


- Partie 2 -


Pensée catastrophique et Anxiété anticipatoire (Vivre à travers des désastres avant qu’ils n’arrivent).

NOTE IMPORTANTE DE L’AUTEUR
CE DOCUMENT A UNIQUEMENT UN CONTENU EDUCATIONNEL ET NE PEUT ETRE CONSIDERE COMME UNE ALTERNATIVE AUX TRAITEMENTS MEDICAUX


Les mots associés avec ce double lien de “Je ne peux pas..mais… je dois » ( cf. chapitre 4) impliquent que vous ne DEVEZ pas avoir d’attaques de panique à une occasion précise ou dans un lieu précis. « Que se passerait-il si j’avais une attaque de panique dans ce restaurant et je m’évanouissais devant tous ces gens? Que se passerait-il si j’avais une attaque de panique au volant et que je blesse ou tue quelqu’un ? Et si j’avais l’air stupide? Que se passerait-il si les gens voyaient que je me trouve dans la position ridicule de ne pouvoir aller dans une épicerie ? Que se passerait-il si je me trouvais coincée quelque part et serait incapable de rentrer chez moi ? ». Et tatati, tatata, vous connaissez le processus.
La peur d’avoir une attaque de panique ou de voir quelque chose d’autre de terrible survenir est appelée “la pensée catastrophique”. En d’autres termes c’est le processus de penser à des catastrophes. Certaines personnes appellent ces pensées les « Que se passerait-il si… ? ».
Lorsque l’on pense de cette manière, on devient anxieux. Cela se nomme « l’anxiété anticipatoire ». C’est l’anxiété que l’on reçoit dans l’anticipation d’un fait désastreux ou horrible. Beaucoup d’agoraphobiques sont conscients de ce processus et y réfèrent lorsqu’ils abordent le sujet des attaques de panique « je me suis mis dans… ».
C’est très naturel de craindre les attaques de panique, un des personnages de la série M*A*S*H disait un jour : "Je déteste être effrayé--cela me terrifie ». C’est vrai. Nous n’avons pas seulement des attaques de panique mais sommes effrayés d’en avoir. Et les attaques de panique sont effrayantes. La réponse “fuit ou combat” que nous avons en réaction à la libération d’adrénaline dans notre corps nous donne l’impression que quelque chose d’horrible est en train d’arriver.
En fait, une étude a montré que les personnes souffrant d’anxiété ou de panique comptait pour 50% des visites chez les cardiologues. Cela semble terrible, pas de doute là-dessus. Donc les agoraphobiques ont deux épées sur leurs épaules- les attaques de panique et l’anxiété anticipatoire.
En fait, l’anxiété anticipatoire est souvent un plus gros problème que l’anxiété des attaques de panique. J’ai compris cela il y a peu près 30 ans. Dans une de mes consultations, mon patient avait des attaques de panique lorsqu’il conduisait sur l’autoroute en se rendant au travail. Il développait alors le sentiment qu’un mur de brouillard le suivait juste derrière sa voiture et qu’il était en conséquence coupé du reste du monde. Ainsi il développait la pensée qu’il ne pouvait plus revenir en arrière car le monde derrière lui était en quelque sorte effacé par le brouillard alors qu’il avançait.
Ces pensées et sentiments grimpaient alors, jusqu’à ce qu’il ait une attaque de panique.
Mes professeurs et moi-même ne connaissions à cette époque que très peu de choses sur l’Agoraphobie (je n’avais pas encore découvert la clef). Et mon patient et moi-même n’allions nulle part dans son traitement d’attaques de panique. Finalement, en désespoir de cause, je lui demandais combien de temps duraient ses attaques de panique. Il me répondît généralement 20 minutes. Puis je luis demandais à quelle fréquence, il me répondit « une à deux fois par semaine. »
Quand je réalisais qu’il était en dehors de son travail et dans un hôpital psychiatrique à cause de cette frayeur qu’il expérimentait 40 minutes par semaine, j’étais choqué. « Est-ce que vous voulez dire », lui demandais-je, « que toute votre vie, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 a été gâchée par 40 minutes par semaine ??!!! ». Il était d’accord avec ça. « Eh bien, » lui dis-je, « il semble que nous n’allions nulle part pour changer ces 40 minutes, mais que se passerait-il si vous changiez les minutes restantes ? Que se passerait-il si vous rentreriez chez vous, reprendrait le travail avec comme conclusion que vous ayez échoué ? Que vous iriez une nouvelle fois à travers ces 40 minutes et que rien ne viendrait changer cela. Mais vous pourriez au moins avoir le reste de votre temps, chaque semaine, pour vivre votre vie ? »
Et bien, ceci prit sens pour lui et nous nous sommes mis d’accord qu’il essaierait. Il attendrait ses quarante minutes d’attaques de panique par semaine, et essaierait de ne pas laisser ces minutes affecter le reste sa semaine plus que nécessaire. Et il était capable de faire cela plutôt bien. Je ne l’ai pas assez connu pour savoir si ses attaques de panique avaient diminuées. De ce que j’ai ou apprendre au jour d’aujourd’hui, je pense probablement que oui. Mais la dernière fois que je l’ai entendu, il était parvenu à profiter de la plupart de sa vie et se sentait bien d’avoir réussi cela.

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Que se passe-t’il dans vos pensées..(Part II)   Chapitre 5 : Que se passe-t’il dans vos pensées..(Part II) EmptyDim 19 Fév - 0:44

Je n’ai jamais oublié la morale de cette histoire: quelques fois la réaction d’une personne à son problème est un plus gros problème que celui du départ. (On observe le même phénomène en médecine généraliste- par exemple c’est ce qui arrive dans les réactions allergiques sévères).
Plus tard quand je me suis spécialisé dans le traitement des désordres dus aux paniques, j’ai trouvé que l’expérience avec ce patient avait été typique- l’Anxiété Anticipatoire est souvent un symptôme beaucoup plus handicapant que les attaques de panique qu’il essaie d’éviter. Aussi, dans le cas de ce patient cela peut être traité.
Déplacement (transférer des ressentis de ce qu’ils sont à quelque chose d’autre).
La manière d’être pris au piège dans nos vies DEVIENT une peur d’être pris au piège dans des endroits tels que des supermarchés. C’est un processus de déplacement C’est un phénomène psychologique, reconnu, et découvert par Freud. Voilà comment ça marche :
Nous croyons qu’il n’y a rien que nous puissions faire au sujet de notre piège de vie alors nous arrêtons d’y penser. Mais c’est comme si une personne à l’intérieur de nous essayait de nous signaler que quelque chose ne va pas. Les signaux sont les attaques de panique dans des situations de pièges quotidiens. Cette petite voix (celle de l’attaque de panique) dit constamment : « Pas de pièges ! ». Le gros piège, auquel nous nous sentons impuissants, s’exprime par ces petits pièges quotidiens. En d’autres mots, le sentiment de peur s’est déplacé- transféré du gros aux petits pièges.
Peut-être vous souvenez-vous de ces vieux dessins animés, où le personnage est frappé à la tête, lui causant une grosse bosse. Il la pousse d’un doigt pour la diminuer, et d’autres petites bosses apparaissent.
Comme nous l’avons déjà spécifié cela peut procurer certains bénéfices. Etre incapable d’aller au supermarché par vous même peut signifier que votre mari fait plus de choses dans sa part de taches quotidiennes, ou le fait de vous accompagner lui permet de se sentir plus utile.

Gains Primaires et Secondaires
Pour ceux qui sont intéressés, le bénéfice après-coup des attaques de panique est ce que l’on appelle un « Gain Secondaire ». En d’autres mots, c’est un bénéfice secondaire à s’adapter aux attaques de panique.
Quand j’ai commence à travailler sur l’agoraphobie, il y avait peu de professionnels qui reconnaissaient ce que c’était. Les pauvres agoraphobiques de cette époque recevaient de mauvais diagnostics et de mauvais traitements (comme cette personne admise en hôpital psychiatrique). Fréquemment on considérait les agoraphobiques comme des personnes très dépendantes car elles devaient compter sur d’autres individus pour les accompagner à un endroit, ou à y aller à leur place.
FAUX!!!!
Tout ce qui peut ressortir de cette dépendance aux autres n’est qu’un effet secondaire ou “gain secondaire”. Le « gain primaire » est la manière qu’à l’esprit de négocier avec ce qui lui semble des circonstances impossibles- nommées PIEGES. Les agoraphobiques ne peuvent sortir de leurs pièges ou (souvent) se permettre de les expérimenter en tant que tels. A la place, cette peur est déplacée vers des petits pièges quotidiens qui peuvent être facilement traités en les évitant. C’est le gain primaire (ou raison) de ce SCHEMA D’EVITEMENT de l’Agoraphobie.
Pouvez voir pourquoi, à la fin du traitement, beaucoup d’agoraphobiques en viennent à réaliser que leur maison---qui était alors considérée comme leur seul endroit sur—était vraiment le seul endroit dangereux ? Quand cela arrive, ce processus de déplacement-transfert est démonté. Et la personne expérimente son « Piège de vie” tel qu’il est réellement. Ensuite elle peut-être traitée, aussi difficile que cela puisse être.
Aussi, en cessant de projeter sa colère, cette personne revendique son droit à une vie sans piège. (Hein? Ne vous inquiétez pas, lisez la suite).

Projection (Attribuer vos sentiments à une autre personne)
C’est le phénomène qui consiste à croire qu’une autre personne a les sentiments ou pensées qui sont les pensées actuelles que vous avez mais pour lesquels vous n’êtes pas conscients (es). (Ouah, c’est bien compliqué !). Mais la projection est en fait assez simple. C’est penser que l’autre personne a vos pensées. Au lieu de savoir que vous les avez.
Voici un exemple: Je perçois que vous êtes furieuse contre moi. Vous, en fait, n’êtes pas furieuse contre moi. D’où peut provenir cette fausse idée ? De moi. Pourrait-elle provenir d’un autre endroit? On est que tous les deux ici..
Donc, l’idée d’être furieux est venue de moi et je l’ai mise en vous. Est-ce que je savais ce que je faisais ? Bien sur que non ! Si j’avais su que cette furie était en moi, et non en vous, je ne vous aurais pas perçu comme furieux. J’aurais pu uniquement faire cette erreur si je ne savais pas que c’était une erreur. En d’autres mots, cette projection vers vous de cette fureur est une phénomène inconscient. Cela arrive sans le savoir. La projection est toujours un phénomène inconscient. Dès que nous en devenons conscients, on ne le fait plus.
Nous projetons tout le temps. En fait, c’est la manière dont nous voyons le monde. Quelques fois ces projections sont vraies, d’autres fois fausses. Et quelques fois nous ne le saurons jamais.
Vous dites “Le chocolat c’est excellent” et je réponds « Je vois ce que tu veux dire ». Je suis en train de projeter. En fait, je ne saurai jamais si le chocolat a le même goût pour vous que pour moi. Tout ce que je peux faire est de projeter dans vous quel goût il a pour moi et d’imaginer ce que vous expérimentez. J’assume que cette projection est précise. Mais je n’ai aucune manière de savoir car je ne peux rentrer en vous pour connaître comment réagissent vos « papilles »gustatives au chocolat.
Beaucoup de fois il est clair que nos projections sont fausses. Il dit « Ce n’est pas un vert magnifique ? » Elle répond « je pense qu’il est horrible ? » Il pensait qu’elle le verrait magnifique. Sa projection sur elle de ce qu’il pensait du vert était fausse. Elle ne le voyait pas de la même façon.

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Que se passe-t’il dans vos pensées..(Part II)   Chapitre 5 : Que se passe-t’il dans vos pensées..(Part II) EmptyDim 19 Fév - 0:45

Freud a réalisé que ce processus de projection et de déplacement était à l’origine des phobies. Le cas du « Petit Hans » illustre ce point de vue. En résumé Hans était un petit enfant qui avait la phobie des chevaux. Freud trouva que cette peur était l’aboutissement du fait qu’il soit furieux contre son père. Voici pourquoi : vous ne pouvez vouloir renverser un roi pendant longtemps si vous commencez à croire que le roi pourrait ne pas apprécier cela, et qu’il pourrait vous en vouloir en retour. En d’autres termes, il projette sa colère en lui. (Le fait de ce problème pouvait être que le roi ne savait même pas qu’il existait dans son petit coin isolé du royaume). Donc, le petit Hans projetait sa fureur en son père, percevant que ce n’était pas lui qui était furieux contre son père mais que c’était son père qui était furieux contre lui.
Habiter une maison avec un adulte, qui vous pensait-il était furieux contre lui, était trop effrayant pour le petit Hans. Donc l’esprit de Hans a résolu le problème pour lui (bien sur sans que Hans ne le sache consciemment) en déplaçant la peur de son père vers les chevaux (qui étaient à l’époque le mode de transport). Maintenant, Hans a une peur qu’il peut traiter. Tant qu’il s’enfuie ou se cache à l’approche de chevaux, Hans se sent en sécurité. Et voilà- la phobie est née.
Tout commence par une projection- pensant que quelqu’un d’autre a des mauvaises pensées envers vous quand c’est vraiment vous qui les avez sans le savoir envers eux.
Cette explication peut sembler comme une complication inutile, quelque chose qui concerne plus les psychiatres, et pas les personnes normales. Et il est vrai que vous n’avez pas à comprendre ce fait pour surmonter l’Agoraphobie. Mais cela redevient accessible au commun des mortels si vous réalisez qu’une colère non consciemment pensée transmise à une autre personne est quelquefois l’origine d’une de vos peurs.
D’où la peur de Sylvia provient-elle? Pas des menaces de Darrell, ni de ses violences. Elle y est habituée. Elles ne l’effraient pas, elles la blessent oui. Et elles la rendent folles ! Et comme le petit Hans, il n’y a rien qu’elle puisse faire pour sa fureur. Donc, elle la projette et la déplace dans la situation du supermarché. Si Sylvia réalisait à quel point elle est furieuse contre Darrell et son père, ses peurs disparaîtraient ! Juste comme ça. La colère ressentie est équivalente à la crainte non ressentie.
Dépression et Agoraphobie
La prédisposition à la dépression est supèrieure de 50% à un moment ou à un autre dans la vie de l’ agoraphobique. Cela paraît logique quand on sait que la dépression est très proche de la colère. Vous avez sûrement entendu ce vieux dicton qui dit que « La dépression est de la colère retournée vers soi ». Bon, c’est un peu simplifié mais il contient une vérité qui est que la dépression résulte de la manière qu’ont les individus à gérer leur colère. Quand être furieux devient inacceptable pour vous et que vous ne pouvez pas vous permettre d’être furieux, alors l’apparition d’une phobie peut en être le résultat, comme nous l’avons vu avec Hans ou une dépression.

Voilà d’où j’ai compris cela: j’ai noté que beaucoup de situations à l’origine de l’anxiété, pouvaient être comparé à une de mes situations personnelles. Lorsque je passais des examens au lycée, les pensées catastrophiques que j’avais quand à l’échec de ceux-ci étaient que je n’aurais pu regarder mes amis et parents en face, que l’on m’aurait renvoyé de l’école, et que j’aurais fini ma vie à faire un boulot humiliant. En d’autres mots, c’était si dur que je m’étais construit une image de moi-même et que je gardais toujours un oeil sur celle-ci pour être sur que j’eusse été quelqu’un de bien. L’anxiété de la possibilité d ‘échouer revenait au fait que cette image soit défigurée à tout jamais. Je la regardais et voyais qu’elle (signifiant Moi) était mauvaise (échec, travail humiliant, …)

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Que se passe-t’il dans vos pensées..(Part II)   Chapitre 5 : Que se passe-t’il dans vos pensées..(Part II) EmptyDim 19 Fév - 0:46

En plus, je remarquais que si le temps passait, mon anxiété se transformait en dépression. Après des luttes et des luttes à essayer de maîtriser cela j’en ai conclu que cela était impossible, j’arrêtais d’avoir peur d’échouer à mon examen et, à la place, préféra conclure que l’échec était inévitable. J’abandonna. Il n’y avait plus d’anxiété car l’échec avait déjà eu lieu. J’avais juste à passer mon examen et finalement avoir ma note. Mais le fait que j’allais avoir un 2, était déjà établi. Donc cette image devint une image d’un mauvais moi et il n’y avait rien que j’eusse pu faire. En d’autres mots, l’anxiété était la peur que j’avais à conclure que je n’étais pas bon, et la dépression était de l’avoir déjà conclu.
Après avoir noté cela (bien longtemps plus tard, malheureusement), je commença à rechercher d’autres situations dans lesquelles les personnes se sentaient anxieuses pour vérifier ce schéma. En effet, cela l’était souvent. Par exemple, la peur d’avoir une attaque de panique et d’être jugé comme “fou” par les autres n’est rien d’autre que la peur que votre image de vous-même ne soit « une personne dont les autres pensent qu’elle est folle ». Donc, une fois encore, c’est votre opinion sur cette image qui est dommageable.
Essayez par vous-même: réfléchissez à vos pensées catastrophiques. Regardez si ces catastrophes ne concernent pas votre image devenant quelque chose pour lequel vous vous sentez mal avec. Ensuite réfléchissez à vos pensées dépressives. Une nouvelle fois ne sont-elles pas la conclusion que quelques mauvaises images que vos aviez peur de voir apparaître sont déjà arrivées, que vous êtes cette image ?
Donc ce qui se produit lorsque nous nous sentons furieux paraît évident et au même moment, nous sentons que c’est mal d’être furieux ou être vu comme furieux. Vous serez anxieux du fait que cette colère sorte ou qu’elle soit perçue par d’autres personnes. Cela tournerait cette image en une mauvaise ( « elle est une personne colérique»). Eventuellement, vous conclurez que vous êtes cette mauvaise image de toute façon ; parce que la colère ne s’en va pas- elle reste juste montrant que vous êtes la personne furieuse (mauvaise). A ce point votre anxiété se développe en dépression.
Enfin, cela vaut la peine de noter que l’anxiété et la dépression semblent s’alterner. Cela paraît logique ; si l’anxiété est la peur qui vous permet de conclure que vous êtes mauvais, et la dépression le fait que vous l’ayez déjà conclu, vous n’aurez pas peur que quelque chose arrive si vous avez conclu que c’est arrivé. Exactement de la même manière que lorsque j’étais dépressif devant mon examen- instantanément je n’étais plus du tout anxieux de le passer ( quel stress c’était pour pas grand chose !).
Donc maintenant nous savons comment notre corps et notre esprit fonctionnent dans le déclenchement des attaques de panique. Nous nous consacrerons dans les futurs articles aux manières de les surmonter.

Jusqu’à la prochaine fois, je vous souhaite paix et progrès.
Mark Eisenstadt, M.D

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Que se passe-t’il dans vos pensées..(Part II)   Chapitre 5 : Que se passe-t’il dans vos pensées..(Part II) EmptyMer 25 Aoû - 17:43

bonjour je trouve ces textes très émouvant et il y a tellement a dire merci pour ces conseils enfin plutot pour ce qui est dit je me reconnais dans ces pensées
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